Pas de National 1, pas de rachat : Bordeaux resterait entre les mains de Lopez

Gabriel Gromellon

29 août 2026 09h50

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Pas de National 1, pas de rachat : Bordeaux resterait entre les mains de Lopez

Crédit Photo - IconSport

Le futur président des Girondins a prévenu que le projet de reprise serait abandonné si le club était contraint de repartir au niveau régional.

Les mots sont sans ambiguïté. Interrogé par Le Figaro, Dominique Delport a précisé les conditions du projet porté par Sparta Capital. Si les Girondins de Bordeaux ne sont pas réintégrés en National 1, l’accord tombera et le club restera entre les mains de Gérard Lopez, son propriétaire actuel. Une clarification qui nuance sensiblement les messages de soutien diffusés ces dernières semaines par les repreneurs.

Un rachat strictement conditionné

Le futur dirigeant n’a laissé aucune place au doute. Selon lui, l’opération est directement liée à une présence au quatrième échelon national, faute de quoi elle deviendrait caduque.

Les chiffres avancés expliquent cette position. Il évoque un club endetté à hauteur de vingt-six millions d’euros, un montant susceptible d’atteindre quatre-vingt-seize millions, auxquels s’ajouteraient dix-neuf millions de risques prud’homaux.

L’équation lui paraît insoluble à ce niveau. Reprendre une telle structure pour la faire évoluer en championnat régional relèverait selon lui de l’irréalisme économique.

Un discours qui évolue

Les repreneurs s’étaient montrés plus rassurants. Ils avaient affirmé sur les réseaux sociaux qu’ils resteraient aux côtés du club quelle que soit l’issue de la procédure.

La formulation est désormais plus prudente. Le dirigeant maintient cet engagement de principe, tout en s’interrogeant ouvertement sur la forme et le rôle que prendrait ce soutien.

Il redoute surtout une liquidation. Selon lui, une telle issue serait définitive et nécessiterait dix à quinze années avant d’espérer retrouver l’élite.

Une décision entre les mains de la Fédération

Le Comité exécutif doit encore se prononcer. Il lui revient d’examiner à nouveau le dossier, après la décision favorable rendue par le tribunal de commerce.

La justice avait validé la solidité financière du projet. Le tribunal avait homologué le protocole de conciliation, tout en invitant l’instance à réexaminer la situation sans pouvoir l’y contraindre.

Les pressions se sont multipliées. Le maire de la ville a lui aussi demandé un examen rapide du dossier, alors que le club a été exclu des championnats nationaux en juin dernier.