« La France doit avoir peur de nous » : Lamine Yamal chauffe déjà les Bleus avant la demi-finale

Gabriel Gromellon

11 juillet 2026 08h09

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« La France doit avoir peur de nous » : Lamine Yamal chauffe déjà les Bleus avant la demi-finale

Crédit Photo - IconSport

À peine qualifié face à la Belgique, le prodige espagnol a lancé les hostilités et rappelé aux Français leurs deux dernières défaites face à la Roja.

Le ton est donné, et il est cinglant. Quelques minutes après la qualification de l’Espagne face à la Belgique (2-1), Lamine Yamal n’a pas attendu pour envoyer un message aux Bleus. À 18 ans, le prodige du Barça affiche une confiance totale avant la demi-finale de mardi. Et pour appuyer son propos, il s’est appuyé sur un argument que les Français n’aiment pas entendre : le bilan des dernières confrontations entre les deux nations.

Un avertissement sans détour

Interrogé après la rencontre, Yamal a d’abord inversé les rôles. « Je crois que s’ils doivent avoir peur de quelqu’un, c’est de nous », a-t-il lancé à la télévision espagnole.

Puis il a enfoncé le clou avec un rappel factuel. « Nous avons battu la France lors de nos deux dernières rencontres. C’est nous qui les avons éliminés la dernière fois », a-t-il souligné, en référence notamment à la demi-finale de l’Euro 2024.

Le joueur a même posé l’équation du match dans des termes très clairs. Selon lui, il n’y a que deux issues : soit la France atteint une troisième finale de Coupe du monde consécutive, soit l’Espagne s’impose pour la troisième fois d’affilée. La Roja s’est qualifiée au terme d’un match accroché face à la Belgique.

Un respect affiché malgré la provocation

Yamal a toutefois tenu à nuancer sa sortie par une forme de respect. « Bien sûr, nous sommes deux équipes de top niveau mondial. Pour moi, ce sont les deux meilleures », a-t-il reconnu.

Le prodige espagnol a également commenté la performance de son équipe face aux Diables Rouges, longtemps accrochée avant le but salvateur de Mikel Merino. « On peut donner l’impression de ne pas toujours jouer un football très léché, mais la réalité, c’est que personne n’a pu rivaliser », a-t-il glissé.

Une manière d’assumer le statut de favori, malgré les critiques sur le jeu espagnol. Et de rappeler que la Roja n’a toujours pas perdu dans ce tournoi.

Un choc au sommet le 14 juillet

Ces déclarations lancent parfaitement une affiche déjà brûlante. La France, qualifiée la veille aux dépens du Maroc, retrouvera l’Espagne mardi 14 juillet à 21 heures, à Arlington, près de Dallas. Les Bleus s’étaient imposés 2-0 face aux Lions de l’Atlas.

Pour les Tricolores, l’enjeu dépasse la simple qualification. Il s’agit aussi de laver l’affront de l’Euro 2024, quand l’Espagne les avait sortis en demi-finale, déjà avec un Yamal étincelant.

Une revanche à jouer le jour de la fête nationale, face à un adversaire qui n’a rien perdu de son insolence. Le décor est planté pour une soirée à très haute tension.