Marseille a obtenu de décaler son audition au 23 juin, le temps d’absorber la sanction qui vient de tomber de l’UEFA.
Et si gagner quelques jours pouvait tout changer ? C’est le pari fait par l’Olympique de Marseille. Alors que le club devait se présenter devant la DNCG ce jeudi, ses dirigeants ont préféré demander un report. La raison ? Une sanction européenne tombée la veille, qui rebat les cartes de son dossier financier. Le gendarme financier du football français a accepté de décaler le rendez-vous au 23 juin. Un délai court, mais qui pourrait peser lourd dans la préparation de l’examen des comptes marseillais.
Un report demandé par le club lui-même
C’est une initiative venue de Marseille, et non une décision imposée. L’audition de l’OM devant la Direction nationale du contrôle de gestion était programmée ce jeudi. Le club a sollicité son décalage, et la commission a donné son accord.
Un petit geste, un grand changement : ces quelques jours supplémentaires doivent permettre aux dirigeants d’ajuster leur présentation en tenant compte d’un élément nouveau, survenu la veille du rendez-vous initial.
La sanction de l’UEFA qui change la donne
Cet élément, c’est le verdict de l’UEFA. Ce mercredi 17 juin, au terme d’une longue attente, l’instance européenne a fait connaître sa décision concernant le club phocéen.
Marseille écope d’une amende de 10 millions d’euros, assortie d’une exclusion des compétitions européennes avec sursis. Une décision qui, mécaniquement, vient modifier les paramètres financiers que l’OM devra présenter à la DNCG. Le détail de cette sanction prononcée par l’UEFA éclaire le contexte de ce report.
Ce que signifie l’exclusion avec sursis
Il faut bien comprendre la portée de cette mesure. L’exclusion européenne n’est pas immédiate : elle est assortie d’un sursis. Concrètement, l’OM pourra bel et bien disputer la prochaine Ligue Europa.
Mais l’épée de Damoclès demeure. En cas de nouveau dérapage financier dans le délai imparti, l’exclusion pourrait devenir effective. À cela s’ajoute une restriction sur l’inscription de nouveaux joueurs en Coupe d’Europe, qui complique le mercato à venir.
Pourquoi le timing comptait autant
Se présenter devant la DNCG sans avoir intégré la sanction européenne aurait été un handicap. Les deux dossiers sont liés : la décision de l’UEFA influe directement sur les projections budgétaires du club.
En obtenant ce report, l’OM se donne le temps de recalibrer son dossier. Un club fragilisé sur le plan financier a tout intérêt à arriver devant le gendarme avec des comptes ajustés, plutôt qu’avec des chiffres déjà dépassés. L’attente du verdict européen, longue, avait déjà été source de tension à Marseille.
Vers un encadrement de la masse salariale ?
Reste à savoir ce que décidera la DNCG le 23 juin. Selon plusieurs sources, l’OM, en difficulté financière, pourrait faire l’objet d’un encadrement de sa masse salariale.
Cette mesure, fréquente pour les clubs sous tension budgétaire, limiterait la capacité de Marseille à dépenser sur le marché des transferts. Rien n’est toutefois acté à ce stade : la décision reste suspendue à l’examen du dossier, et toute décision de première instance demeure susceptible d’appel.
Un mois de juin sous haute tension
Au final, l’OM enchaîne les rendez-vous avec les instances, nationales comme internationales. Après l’UEFA, place à la DNCG, dans un calendrier resserré qui en dit long sur la situation du club.
Le 23 juin s’annonce comme une date charnière. De l’issue de cette audition dépendra une partie des marges de manœuvre marseillaises pour bâtir l’effectif de la saison à venir. Affaire à suivre, donc, du côté de la Canebière.