« Un combat de déplacements » : Upamecano dévoile son plan pour stopper Haaland avant France-Norvège

Gabriel Gromellon

25 juin 2026 19h00

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« Un combat de déplacements » : Upamecano dévoile son plan pour stopper Haaland avant France-Norvège

Crédit Photo - IconSport

Dans un entretien à L’Équipe, le défenseur des Bleus a détaillé sa méthode pour museler l’attaquant scandinave, vendredi à Boston.

Et si la clé du match France-Norvège tenait dans la science du placement ? À 48 heures du choc qui décidera de la première place du groupe I, Dayot Upamecano est sorti du silence. Dans un entretien à L’Équipe, le défenseur central des Bleus a détaillé sa méthode pour neutraliser Erling Haaland, déjà auteur de quatre buts dans ce Mondial. Loin de toute bravade, le Munichois a livré une lecture précise, presque chirurgicale, du duel qui s’annonce. Une véritable feuille de route pour ses coéquipiers. Et un signal de confiance pour les supporters.

Un défi qu’Upamecano attend de pied ferme

Le rendez-vous ne fait pas peur au défenseur du Bayern Munich. Auteur d’un début de Mondial impressionnant, salué dans toute la presse française, il sait qu’il joue gros ce vendredi.

« C’est un joueur qui aime le corps à corps, moi aussi », résume-t-il sans détour dans le quotidien sportif. Un petit geste, un grand changement : derrière l’assurance, Upamecano avoue avoir préparé son duel dans ses moindres détails.

La règle d’or : ne jamais le perdre du regard

Le défenseur tricolore décrit d’abord une discipline visuelle permanente. Avec Haaland, il faut avoir, selon lui, « un œil sur lui, regarder où il se situe, et un œil sur le porteur du ballon ».

Une vigilance constante, car le Norvégien possède un atout redoutable : ses appuis. « Il n’a besoin que d’une petite seconde pour changer de direction », souligne le Bleu, comparant cette explosivité à celle de Kylian Mbappé. Le moindre relâchement peut être fatal.

L’orientation du corps, l’arme principale

Pour Upamecano, le placement initial est la véritable clé du duel. Plus que la force brute, il s’agit d’orienter son corps de manière à garder le ballon et l’adversaire dans son champ de vision.

Le défenseur l’admet : « S’il vous échappe, c’est difficile de le rattraper car il va très, très vite. » L’enjeu, donc, est d’empêcher Haaland de prendre de vitesse en l’orientant vers l’extérieur, plutôt que de tenter d’anticiper sur sa prise de balle.

Une stratégie à deux contre un

Sur les phases arrêtées et les remises en touche, le défenseur prône une approche collective. « C’est toujours mieux d’être en prise à deux sur lui », explique-t-il.

L’idée est claire : le latéral du côté concerné doit rester proche, sans être trop haut, pendant qu’Upamecano se positionne juste derrière l’attaquant, sans le coller. Un travail à deux pour faire respirer la défense, dans une rencontre qui ne se gagnera pas en solo.

Une analyse qui dépasse la simple force physique

Le constat le plus intéressant tient peut-être à la nature du duel décrit. Selon Upamecano, l’affrontement avec Haaland est paradoxalement « plus un combat de déplacements qu’un véritable combat physique ».

Le Norvégien ne touche pas beaucoup de ballons par match, mais ceux qu’il joue, il les exploite à fond. « Il en voudra deux ou trois mais ces deux ou trois, il va les jouer à 100 %, donc il faut être à 100 % », résume le Français.

Une déclaration en réponse à un autre ton

Cette démonstration de respect tactique tranche avec une autre sortie médiatique. Quelques jours plus tôt, Haaland avait surpris en confiant qu’il ne se sentait pas particulièrement impliqué dans la rencontre, lâchant même un étonnant aveu sur les chances de la France.

Un décalage de ton qui en dit long. Là où la star scandinave joue les détachées, le défenseur français travaille son dossier dans le détail. Une rigueur qui pourrait peser, vendredi soir, sur un match au sommet.

Cap sur Boston, sans Deschamps

Reste à transformer cette préparation en performance. Le rendez-vous est fixé à vendredi 21 heures, au Gillette Stadium de Boston, pour décider de la première place du groupe I.

Une rencontre que les Bleus disputeront sans leur sélectionneur Didier Deschamps, rentré en France pour des raisons personnelles. C’est son adjoint Guy Stéphan qui assurera l’intérim, dans la lignée des tendances dessinées pour les compositions. Avec Upamecano en patron de l’arrière-garde, et un plan désormais connu de tous.